Premiers pas sur le continent africain

     EN CETTE PÉRIODE SI PARTICULIÈRE DE CONFINEMENT J'AI DÉCIDÉ DE RATTRAPER MON RETARD ICI. UN BON MOYEN DE NOUS FAIRE VOYAGER DE NOTRE CANAPÉ.

     Pour ma mère c’était un rêve. Un souhait qu'elle pensait ne jamais voir exaucer. C'est pourquoi quand, le jour de mes 30 ans, elle m'annonce: "Je ne t'offre pas de cadeau mais je veux que l'on parte en voyage ensemble", l'idée de l'Afrique n'a pas mis longtemps à s'imposer.
     Bon, l'Afrique c'est bien joli mais c'est grand, il fallait maintenant choisir un pays. En combinant nos désirs communs, le budget et la période, nous sommes tombées sur l'Afrique du Sud, pays dangereux certes mais aux belles promesses.
      Pour l'occasion, il a fallu quelque peu changer mes habitudes de voyage. Pas question de partir avec ma mère pour la première fois, en sac à dos, dans l'un des pays les plus dangereux du monde. Bien que je ne suis pas prête à abandonner mon backpack de sitôt, cela n'a pas gâché le plaisir de la découverte.

        Nous posons ainsi le pied en terre africaine à Johannesburg. Pourtant, nous ne découvrirons cette ville que plus tard. À peine arrivées, direction la capitale administrative, Pretoria. 

      Ne connaissant absolument pas l'Afrique, je ne m'attendais à rien, voulant laisser ce continent et ce pays me surprendre. Et ce fut le cas. Pretoria est à l'image de son histoire, faite de mélanges. D'immenses buildings en verre côtoient des bâtiments d'architecture coloniale, le tout ponctué de stands de fortune, à même le sol, où les gens vendent leurs propres marchandises aux passants. L'atmosphère y est très particulière, entre sourires chaleureux et regards méfiants. 
        Je ne suis pas une très grande fan des villes. Je n'y passe généralement que quelques jours maximum. Pretoria ne déroge pas à la règle. Comme toutes les capitales, elle regorge d'Histoire en général et, comme tout le pays, elle est particulièrement marquée par une histoire politique douloureuse. Le tour de la ville fût rapide, sans doute trop pour en prendre réellement le pouls mais ça n'est qu'a posteriori que je le réalise. Sur le coup, j’étais plutôt contente de ne pas m'y attarder. 
     Pour remettre dans le contexte, ce voyage a eu lieu à peine quelques semaines après de grosses protestations dans le pays et l'arrivée au pouvoir d'un nouveau président. L'ambiance y était donc assez tendue et la ville n'avait pas fini de panser ses plaies. C'est d'ailleurs ici, la seule et unique fois du voyage, où nous ne nous sommes pas sentis en sécurité en marchant dans la rue. Ceci expliquant évidemment cela.  

Voortrekker Monument, symbole du nationalisme Afrikaner qui rend hommage aux pionniers boers.



Café Riche

Palais de justice où fut juger Nelson Mandela en 1963

Raadsaal, ancien parlement du Transvaal

Statue de Paul Kruger...

...au centre d'une place encore marquée par les manifestations des semaines passées (Church Square).




        Comme à chaque fois que je le peux dans une capitale, la visite s'accompagne d'un petit tour vers les institutions politiques. Et pas question de passer à coté des Union Buildings, siège du gouvernement sud-africain. Pas seulement à cause de leur importance, ni de leur splendeur mais parce que je revois encore très clairement Matt Damon monter ses marches dans l'immanquable "Invictus". Qu'est-ce que vous voulez ? On ne se refait pas, j'adore le cinéma :)
         Autre raison s'il en fallait, l'impressionnante statue de Nelson Mandela les bras ouverts et les pieds toujours en mouvement, qui semble veiller sur la ville, en contrebas de la colline.  Ici, je commence à ressentir le pays, et je pressens clairement que je n'en suis qu'au début de mes émotions. 






Les personnages importants du pays ne sont jamais représentés complètement immobiles. Ils vont toujours de l'avant. 
Il a fallu patienter pour la prendre celle-là.
Les Batiments de l'Union et ses jardins surplombent la ville
On commence doucement à rencontrer la faune locale...
    

Commentaires

  1. Iù ! Ça fait plaisir de se retrouver. Destination l'Afrique australe, pourquoi pas ? De mes années de jeunesse, j'en garde des souvenirs en forme de flash : parties de "course autour du monde", diamants, timbres marqués RSA ( rien à voir avec une prestation sociale, quoique, en Afrique du sud, il y en aurait probablement besoin pour beaucoup d'habitants), glorieux soldats anglais affrontant d'impitoyables zoulous (cliché ciné), polémiques rugbystiques et répression raciale le tout enveloppé par mon intérêt pour la décolonisation de la région, Mozambique, Angola, Zimbabwe, Botswana, etc. Il y a eu aussi Mandela, Johnny Clegg et toujours le rugby. C'est toujours un peu pareil avec les villes d'anciennes colonies. Impression étrange d'admirer une architecture typique intimement liée au pays traversé mais lourde d'un sens sans équivoque. Pour ses concepteurs, l'envie de monter une œuvre civilisatrice. Pour les citoyens d'hier, trace à conserver d'une épreuve qui a rendu la nation plus forte. Pour la masse de ceux d'aujourd'hui, peut-être rien tant le quotidien nécessite d'énergie. D'où la présence de statues d'hommes "providentiels" qui peu à peu transforment l'histoire en mémoire et ça, c'est pas bon. J'aime toujours autant tes photos.

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