Nature et bottes en caoutchouc

  
      Nous laissons maintenant la ville derrière nous pour nous enfoncer dans la province du Mpumalanga. Même si nous savons très bien que nous allons à la découverte de merveilles naturelles, et que les safaris seront pour plus tard, impossible pour nous de ne pas guetter le moindre animal pouvant confirmer que nous sommes bien dans la savane africaine. Tout est prétexte à chercher un zèbre ou un éléphant dans le paysage, même la pause pipi à la station-service.  Alors si en plus, il y a un cadre publicitaire devant une jolie vue, ma mère est aux anges.


1ère d'une longue série de photos publicitaires :)
Et parfois la station service est un bon spot
Village croisé sur la route


     Notre route s’arrête enfin devant celui qui est réputé être le deuxième plus grand canyon d'Afrique et le 3ième plus grand du monde, selon l'office du tourisme: Blyde River Canyon. Au début, nous n'avions pas trop compris ce que nous allions voir et pensions que cela s’arrêterait aux jolies formations rocheuses que l'on apercevait de la route. Belle erreur ! Même sur le parking du canyon, où nous voyons d'ailleurs nos premiers marchands d'artisanat, impossible de soupçonner la beauté de ce que l'on s’apprête à observer. Cela n'est qu'une fois le petit sentier emprunté que celle-ci vous saute au visage.  Époustouflant !

Blyde River Canyon
Les Trois Rondavels



Vente d'artisanat à proximité du canyon

     Époustouflant également: "Bourke's Luck Potholes", traduit en français par "Les Marmites de Géant ". Un nom bien mystérieux pour ses formations rocheuses façonnées par les courants, 
où nous avons mis à l'épreuve la peur du vide de ma mère en traversant des ponts vertigineuxUn endroit magnifique, idéal pour se rafraîchir après avoir marché sous un soleil pesant.
     Si vous me suivez depuis longtemps, ces photos auront peut-être un air de déjà vu. En ce qui me concerne, j'ai été assez perturbé par le sentiment d'être transportée quelques années plus tôt, sur un autre continent. La ressemblance avec certains paysages du Northern Territory et du Western Australia est plutôt frappante.





     Nous mangeons dans un ancien village colonial dont j'ai oublié le nom. On teste la cuisine locale petit à petit... Oui nous avons goûté de l'impala et je dois avouer que cela n'est pas mauvais. Nous n'en avions pas encore vu en vrai, ce qui a facilité la chose. Autant vous le dire tout de suite, nous n'en mangerons plus tellement l'animal est mignon.
     À la fin du repas, les gens du restaurant nous poussent à nous rendre à l’arrière pour assister à quelque chose qui vaut vraiment le coup. Convaincues, on s’assoit donc sur des bancs pendant que 5 jeunes hommes chaussés de  bottes en caoutchouc s'alignent devant nous. Sans accompagnement, seulement grâce à leurs chants, ils commencent alors une musique qu'ils rythment en frappant violemment sur le caoutchouc de leurs bottes, créant ainsi une chorégraphie. Tantôt très sérieux tantôt extrêmement souriants, ils transmettent une énergie folle. Le show dure une quinzaine de minutes mais j'en aurai clairement redemandé. Nous venons de découvrir la "Gumboots Dance". 

Démonstration de Gumboots Dance ...
... surprenant !
Trop petits pour le pratiquer certains enfants se déguisent en danseurs

Commentaires

  1. Un saut dans l'inconnu salutaire en plein confinement ! Même le côté "déjà vu" des vendeurs de bord de route et des animaux en liberté ne gâche pas le plaisir de profiter d'un œil neuf pour voir l'Afrique et ses paysages à couper le souffle. Il manque juste le son de la gumboots dance. Je viens d'essayer mais en tong, même avec conviction, c'est pas le pied.

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