Nouméa, premier pas sur l'archipel

     Ça y est, je laisse la Nouvelle-Zélande derrière moi. Dans mes scénarios les plus fous, je finissais mon grand voyage par une étape en Nouvelle Calédonie. Je crois même vous en avoir parlé dans mon tout premier article. C'est dire comme cette aventure est folle. 

      Non seulement, un an en Australie s'est transformé en deux merveilleuses années, non seulement les Maoris ont succédé aux Aborigènes, mais en plus me voilà arrivée dans un des paradis français du bout du monde. Malgré les embûches, on aura réussi à faire tout ce que l'on a voulu.


     Évidemment on a un peu été aidé. Tout au long du voyage, au fil des rencontres, des personnes ont fait preuve d'une gentillesse toute particulière à notre égard. Cette dernière étape ne fait pas exception, bien au contraire. Sans ces amis du bout du monde nous n'aurions pas pu découvrir le pays des Kanaks. Je n'oublierai jamais ces marques d'affection et ces petits coups de pouce qui peuvent sembler insignifiants mais qui sont le sel de notre aventure. 
    



      Sur la ville de Nouméa souffle un air de vacances. Bien que capitale de l'archipel de Nouvelle Calédonie, elle offre par ses plages et sa végétation une atmosphère toute particulière propice au farniente, aux cocktails en terrasse et aux balades au coucher du soleil (ne manquez pas celui de la Baie des citrons).

     Un petit tour au marché de la ville sur le port de Moselle finira de vous convaincre. Le moment de goûter des fruits et légumes locaux, de profiter de la pêche fraîche ou encore d'acheter quelques souvenirs. 

      Pause culturelle inévitable, j'ai visité le Centre Culturel Tjibaou pour en apprendre davantage sur le patrimoine kanak et l'histoire de cette population longtemps persécutée. Je dois avouer que j'ai pris une douche froide. Je n'étais pas mauvaise à l'école, pourtant, à moins que ma mémoire me joue un sacré tour, c'est tout un pan de l'histoire de notre pays qui est occulté dans nos manuels scolaires. On se sent vite ignorants et un peu coupables aussi devant un déroulé de faits finalement pas si vieux...
  
Dans les jardins du centre culturel


Statue à l'effigie de Monsieur Jean-Marie Tjibaou, figure du nationalisme kanak, assassiné en 1989.



Merci à Caroline, Marc & leurs enfants,
Merci à Chritophe & Julie

Commentaires

  1. Les relations entre la France et ce qu'il faut bien appeler ses anciennes colonies sont complexes. Entre l'émancipation nécessaire des peuples qui ont le droit de marcher seuls, sans la tutelle d'un "maître" lointain, et les difficultés que suppose la rupture d'un lien séculaire, il faut travailler ensemble à une séparation sans douleur si elle doit advenir ou à une nouvelle relation moins dépendante si le choix de rester dans la nation française s'exprime démocratiquement. C'est un sujet d'actualité qui mérite un traitement sérieux de la part de toutes les parties, sans sous-entendus ni surenchères, pour en finir le plus sereinement possible avec la décolonisation entreprise par la France voici plus d'un demi-siècle maintenant. Voilà, c'était la minute politique d'un vieux militant parfois moins apaisé qu'en ce moment. Certainement les effets de la nonchalance d'une pseudo-sieste dans un hamac à peine bercé par un léger zéphyr, à l'ombre des cocotiers, quand le regard se perd sur la ligne d'un horizon limpide ...

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