Nous l'avions décidé il y a longtemps, le temps viendrait où nous nous poserions quelques mois dans un appartement/maison pour retrouver un semblant de vie sédentaire et, surtout, remplir une bonne fois pour toutes le porte-monnaie. Ce n'est que plus tard que nous avons décidé de la ville qui nous accueillerait pour cette pause citadine.
Port du ferry reliant le continent à la Tasmanie, la belle Melbourne s'est naturellement imposée à nous comme destination idéale. C'est donc en banlieue-est que nous avons posé nos valises pour une parenthèse qui, il faut bien le dire, nous a fait du bien après plus d'un mois à vivre en tente en Tasmanie. Nous avons ainsi partagé une petite maison typique des lotissements australiens avec trois Australiens et un Kiwi.
Je dois avouer que vivre avec 4 hommes de 21 à 55 ans n'est pas tous les jours facile. Surtout quand ils ne sont pas forcément aussi portés sur la propreté que nous. Mais en dehors de quelques conflits d'ordre ménager, le concept de "share house" (maison partagée) est une expérience plutôt intéressante. En plus de pratiquer l'anglais constamment, nous avons rencontré de vrais gens et passé de bons moments de convivialité (parfois trop arrosées), le tout dans une grande maison avec jardin.
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| Notre chez nous |
Côté boulot, Melbourne n'est pas l'eldorado espéré. Si Julien a trouvé assez rapidement un temps complet dans un café à la française, j'ai cumulé les galères. Difficile pour moi de trouver un contrat de plus de 20h /semaine. Après plusieurs semaines à essayer en vain, je me suis finalement résignée à accepter un temps partiel en attendant de trouver de quoi le compléter...ce qui n'arriva jamais. Au contraire, après 2 mois de travail en tant que serveuse et standardiste pour une pizzeria, le patron m'annonce qu'il a vendu son restaurant et que je perds donc ce cher travail que j'avais tant eu de mal à trouver. Me revoilà donc à la case départ puis de nouveau à temps partiel, en tant que plongeuse et livreuse cette fois-ci.
Maintenant que je suis enfin bien installée dans mon contrat précaire, c'est au tour de Julien d'expérimenter les joies de la flexibilité du travail à l'australienne en ce faisant lâchement licencier par téléphone après une journée de travail et sans avertissement préalable. Ah le bonheur d'avoir la poisse ! Heureusement pour nous, Melbourne est l'une des villes australiennes qui paye le moins bien, et ce n'est pas légal ! Julien a donc pu se battre pour faire valoir ses droits et récupérer la différence entre le salaire qu'il a reçu et le salaire légal. Grâce à Fairwork (le Prud'hommes australien), il a reçu son dû il y a quelques jours non sans quelques difficultés. Evidemment si vous êtes payé au black, comme moi, pas question d'aller vous plaindre, vous risqueriez au contraire une jolie amende.
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| Quand l'ancien et le nouveau s’entremêlent |
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| Melbourne, centre ville |
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| Le toit d'un coiffeur à St Kilda |
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| Royal Botanic Garden, Cranbourne |
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| Un bandicoot |
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| Le Lac Rose de Melbourne |
Devant la difficulté de joindre les deux bouts avec seulement mon temps partiel, la parenthèse tant rêvée c'est rapidement transformée en cauchemar après 5 mois de sédentarité . Nous avons donc dû prendre une décision qui ne nous enchante pas vraiment mais qui semble la plus intelligente : quitter Melbourne et retourner cueillir des oranges.
Avant ça, nous nous devions d'anticiper le road-trip à venir en changeant de véhicule. Finie la Magna, parfaite pour la ville, nous prenons maintenant le départ avec celui qui pourra nous amener partout de Darwin à la côte-ouest (du moins nous l'espérons).
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| On ne lui a toujours pas trouvé de nom, une idée ?? |
Bon, le militant cégétiste que je suis va faire un effort immense pour ne pas distiller un discours fleuve anticapitaliste et en rester aux vertus de l'expérience vécue. Si loin, si proche ...
RépondreSupprimerL'immeuble sous la coupole vitrée a réveillé en moi le souvenir des bateaux miniatures dans les bouteilles : comment c'est entré ? Hé ! J'ai compris, juste que l'image est spectaculaire. C'est comme la couleur du lac : elle change une fois dans la main ? Et si tu la bois, tu pisses de quelle couleur ? Je sais, questions existentielles d'ado attardé. Et alors ? Moi au moins je demande ... Et j'adore le bandicoot. Première fois que j'en vois un "en vrai". Je ne connaissais que son cousin virtuel Crash (voir un commentaire précédent).
Bon, on cherche un nom à la caisse ? Qu'est-ce que vous diriez de "The Banana Run" ? Et une dernière question : sur la plaque, PDM = Partir De Melbourne ?