Bundaberg et le fruitpicking
(Au diable les règles d'écriture sur internet, j'avais des choses à dire, j'ai écrit un roman ! Et pour ceux que ça saoulerait de lire, il reste les images ! :) )
Laborieux ! S'il fallait définir notre semaine à Bundaberg en un mot, ça serait celui-là : laborieux ! Ayant un tuyau pour une ferme, nous nous sommes rendu à Bundaberg quand le besoin de remplir les caisses s'est fait plus urgent. Sourire aux lèvres et espoir plein la tête, nous avons commencé notre recherche d'emploi dès notre arrivée. Nous avons vite déchanté.
Le premier après-midi, après un bref tour en ville nous nous sommes mis en quête d'un endroit où dormir, gratuit si possible. Au bout d'un certain temps, nous nous sommes installés dans un parc où il y avait déjà 2 caravanes et aucun panneau de restrictions pour les campeurs. La nuit arrivant, voyant que personne ne partait nous nous sommes décidés à rester dormir là, persuadés que l'on ne courait aucun risque. Malheureusement, à 8h du matin, le ranger du coin ne semblait pas du même avis. Si julien prenait déjà son café dehors, j'avais quand à moi encore les yeux collés et le visage froissé, quand celui-ci s'approcha de notre van (et des 6 autres autour de nous qui étaient arrivés dans la nuit), bien décidé à en découdre.
Pourtant, quand sa voiture s'est arrêté au niveau des caravanes occupées par des couples d'Australiens assez âgés, julien l'avait bien remarqué. Mais son grand sourire et ses tapes sur les épaules nous avaient rassuré quant à ses intentions... Bien mal nous en a pris ! Disparus les sourires et les phrases amicales quand il fallait s'adresser à nous. C'est d'un pas décidé et le poing ferme qu'il a commencé à frapper sans discontinuer à toutes les portes des vans pour s'assurer de bien réveiller tout le monde. Si les caravanes sont les bienvenues, il semblerait que cela ne soit pas le cas pour les vans. Bien qu'aucun panneau ne mentionnât de limite de temps, le ranger, après avoir pris en photo nos plaques, nous a informé que nous étions en infractions car le camping était limité à 20h... Nous avions beau répondre que nous n'étions là que depuis la veille au soir, rien n'y faisait ! Si nous avons échappé à l'amende c'est parce que nous avons réussi à lui clouer le bec en lui montrant la facture du camping où nous avions dormi le jour précédent. Le cliché de l'Australien accueillant et sympathique en a pris un sacré coup. Pour une première impression de Bundaberg, il y a mieux !
Comme chaque backpacker le sait, il arrive un moment dans la journée, quand on cherche un boulot où l'on se retrouve à la bibliothèque pour profiter du courant et de la connexion internet. C'est à ce moment-là que nous avons compris dans quoi nous étions tombés. La bibliothèque de la ville est beaucoup moins sympa que les autres que nous avons fréquenté, si le Wi-Fi est toujours gratuit, l'accès au courant lui est limité et il faut penser à le réserver. En bon français, nous avons commencé par râler de cette situation mais nous avons vite compris pourquoi il en était ainsi. Après deux heures d'attente, nous nous installons enfin à un bureau avec notre clé pour la prise et là... prise de conscience ! Tous les bureaux autour de nous étaient occupés par des étrangers ! Français, italiens, allemands, tous sur les mêmes sites que nous allions visiter, en pleine recherche d'emploi dans les fermes !
Qu'on se le dise : Bundaberg est une usine à backpackers. Si les fermiers sont contents de voir arriver de la main-d'oeuvre, il en est sans doute autrement de la population, lassée de voir nos vans et voitures installés partout dans la ville. Mais comment le leur reprocher ? Après tout, nous sommes devenus des nomades. Nous voilà les Gitans que tant de Français rejettent dans notre pays. Quelle leçon de vie !
Bref, après une semaine à se présenter à toutes les fermes, à s'inscrire sur des listes où il y a déjà 15 personnes devant nous, où encore à s'entendre dire que le seul moyen d'être embauché est d'être logé dans une auberge à $200 la semaine/personne, nous avons compris que nous trouverions rien ici. Même si Bundaberg a aussi été le lieu de jolies rencontres, le moment est venu de rentrer dans les terres, loin de la plage et de la concurrence.
| Si certains ne le savent pas encore, "Gravel Road" c'est ça !!! |
| La route dans le bush n'a pas été de tout repos ! |






Et bien ma chérie là tu t'es lâchée plus d'écrit que de photos, ça change et surtout pour une anecdote que je ne savais pas !!!! Un petit pincement au coeur quand tu as parlé des Gitans....je ne sais pas trop pourquoi mais ça m'a fait réfléchir !!!!! Maintenant que vous avez trouvé du boulot, j'ai hâte de savoir ce qu'ils vont vous faire faire et comment vous le vivez ?? j'espère que tu auras le courage de faire des articles et des photos !!! Il va y avoir des anecdotes truculentes je pense !!! Je vous embrasse mes chéris et soyez toujours super prudent surtout maintenant que vous allez être dans les champs, qui sais ce que vous allez trouver dedans ??? Beurkkkk !!!!! Gros bisous Maman !!
RépondreSupprimerentre rêve et réalité, merci de me faire partager en images magnifiques et riches commentaires ce si beau voyage, je suis suspendue l'ordi moi qui vous le savez ne suis pas accro la dessus, venant de vous tout m'est précieux et réconfortant, ta maman m'a informé que vous aviez trouvé du travail, le positif arrive enfin, les pépétes sont nécessaires malheureusement, pour pouvoir profiter au maximum de ce pays merveilleux où hélas l'argent est roi. je vous embrasse tendrement tous les deux, dans l'attente de connaître d'autre nouvelles, mamie zezette
RépondreSupprimerJ'espère que ces quelques galères n'auront pas entamé votre optimisme.Là,vous avez un peu cumulé les ennuis mais vous vous en êtes bien sortis.Maintenant, le boulot!!!Pourvu qu'il ne soit pas trop dur !Allez,vous êtes axurits,vous allez y arriver et puis je vois,en regardant les photos que le jeu en vaut la chandelle!En attendant la suite de vos aventures, je vous embrasse bien fort,à bientôt de te lire Alex.<3.Patricia.
RépondreSupprimerDon't stop writing little girl ! Ça c'est du texte. Et n'oublie pas qu'un gardien reste un gardien, avec ou sans étoile sur la poitrine ! (t'as vu, je sais rester politiquement correct) Profitez bien des moments de détente et accrochez-vous : it's time to work hard, babies ! Mais je vois bien que Momo a bronzé donc j'en conclue que le profil de mon gendre regarde bien vers la mer ... Bon courage et ... good luck !
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